L'écharpe remontée jusqu'au nez, je pérégrine dans la campagne givrée.
Sur mes lacets je trébuche.
J'ignore les afriolantes fanfreluches.
Bonheur trop vite consommé et aussi tôt consumé...
A la phrase "ses seins ressemblent à deux petites meringues si merveilleusement bien cuites qu'il serait inconvenant de ne pas les dévorer sur le champ" les souvenirs de cette nymphe m'électrise...
J'extirpe avec la précaution de l'enfant devant un cliché pornographique, écrevisse à l'idée qu'on le prenne en flagrant délit de vice, la photo d'elle que je cache dans le vieux carnet qui me suit partout.
Ces traits aussi fins qu'un dessin, sa peau de porcelaine semblant aussi fragile que du crystal...
Son joli nez aquilin et ce regard limpide comme le flot d'un torrent contenu à l'intérieur de deux amendes, les taches de rousseur parsemant son visage assorties à ses cheveux ondoyant tombant en cascade sur ses minces épaules, volant comme une traine majestueuse derière elle...
Je me remémore ses gestes élégants et gracieux, subtiles et légés à l'image de son corp élancé aux courbes si délicates qu'on l'aurait cru sculté dans du marbre.
Quand je caresse du bout des doigts une harpe en bois j'imagine sans retenue que c'est sa hanche que j'effleure, sa peau de lait que je parcoure...
J'attend que la haine ou la jalousie me submerge, que je puisse refermer avec hargne mon calpin et chasser la beauté incroyable de cette fille de mon esprit. Mais rien ne vient.
Je devrais me preparer un peu de café.
(touche musicale : cunnilingus Mon Amour! : Mathias Malzieu, Babet et Rossy De Palma)
(touche littéraire : initiation à l'aquarelle : Charlotte Vannier)
Lucile, tarabiscotée.
Sur mes lacets je trébuche.
J'ignore les afriolantes fanfreluches.
Bonheur trop vite consommé et aussi tôt consumé...
A la phrase "ses seins ressemblent à deux petites meringues si merveilleusement bien cuites qu'il serait inconvenant de ne pas les dévorer sur le champ" les souvenirs de cette nymphe m'électrise...
J'extirpe avec la précaution de l'enfant devant un cliché pornographique, écrevisse à l'idée qu'on le prenne en flagrant délit de vice, la photo d'elle que je cache dans le vieux carnet qui me suit partout.
Ces traits aussi fins qu'un dessin, sa peau de porcelaine semblant aussi fragile que du crystal...
Son joli nez aquilin et ce regard limpide comme le flot d'un torrent contenu à l'intérieur de deux amendes, les taches de rousseur parsemant son visage assorties à ses cheveux ondoyant tombant en cascade sur ses minces épaules, volant comme une traine majestueuse derière elle...
Je me remémore ses gestes élégants et gracieux, subtiles et légés à l'image de son corp élancé aux courbes si délicates qu'on l'aurait cru sculté dans du marbre.
Quand je caresse du bout des doigts une harpe en bois j'imagine sans retenue que c'est sa hanche que j'effleure, sa peau de lait que je parcoure...
J'attend que la haine ou la jalousie me submerge, que je puisse refermer avec hargne mon calpin et chasser la beauté incroyable de cette fille de mon esprit. Mais rien ne vient.
Je devrais me preparer un peu de café.
(touche musicale : cunnilingus Mon Amour! : Mathias Malzieu, Babet et Rossy De Palma)
(touche littéraire : initiation à l'aquarelle : Charlotte Vannier)
Lucile, tarabiscotée.
