Je suis sur le point de franchir le Rubicon. Seul les paroles me retiennent encore.
Ce n'est rien de plus que des lianes se nouant à mes poignets dont je suis la captive ou l'encre d'une pieuvre me coupant la vue.
Quand je sens que l'étau se ressere je ne peux contenir les larmes qui se pressent et s'écrasent, sinon je sais que ma petite bouche tordue de douleur s'ouvrirait en grand et laisserait déferler le flot d'injures bouillonantes qu'elle contient tant bien que mal quand l'injustice la frappe, la ramenant au pied du mur de l'autorité infranchissable.
Cette bouche aux lévres indessoudables et martyre est reliée à mon crane résonnant de la faille que chaque mot blessant semble entamer d'avantage et qui imitera la sicatrisation jusqu'à la prochaine rafale me rapellant le piége de ma place.
Ma place dans la société, ma place sur diverses courbes, ma place près de la fenêtre au dernier rang, ma place et mon nom de famille que j'aimerais gommer si il n'était pas l'héritage de mon père, ma place et les longues études trassée pour elle, ma place présente et mon avenir que je ne controle pas, qui ne m'appartiennent pas puisque l'on lance les dés pour moi, ma place que je ne peux quitter.
Je n'aprendrais jamais à assumer mes choix si on ne me laisse pas les prendre.
(touche musicale : chocolate sabroso : Alfredo "chocolate" Armenteros)
(touche littéraire : les anges n'ont pas de sexe : Dominique Sampiero)
Lucile, tête de bois chemin de fer.
Ce n'est rien de plus que des lianes se nouant à mes poignets dont je suis la captive ou l'encre d'une pieuvre me coupant la vue.
Quand je sens que l'étau se ressere je ne peux contenir les larmes qui se pressent et s'écrasent, sinon je sais que ma petite bouche tordue de douleur s'ouvrirait en grand et laisserait déferler le flot d'injures bouillonantes qu'elle contient tant bien que mal quand l'injustice la frappe, la ramenant au pied du mur de l'autorité infranchissable.
Cette bouche aux lévres indessoudables et martyre est reliée à mon crane résonnant de la faille que chaque mot blessant semble entamer d'avantage et qui imitera la sicatrisation jusqu'à la prochaine rafale me rapellant le piége de ma place.
Ma place dans la société, ma place sur diverses courbes, ma place près de la fenêtre au dernier rang, ma place et mon nom de famille que j'aimerais gommer si il n'était pas l'héritage de mon père, ma place et les longues études trassée pour elle, ma place présente et mon avenir que je ne controle pas, qui ne m'appartiennent pas puisque l'on lance les dés pour moi, ma place que je ne peux quitter.
Je n'aprendrais jamais à assumer mes choix si on ne me laisse pas les prendre.
(touche musicale : chocolate sabroso : Alfredo "chocolate" Armenteros)
(touche littéraire : les anges n'ont pas de sexe : Dominique Sampiero)
Lucile, tête de bois chemin de fer.

