Le vent chaud caresse mon visage, je voudrais fermer délicatement les paupieres et traverser la rue sans regarder.
Comment puis-je être si fébrile? Je tien à peine sur mes jambes... Quesqu'y peut bien pomper ainsi mon énergie, physique tout au moins?
Je continue pourtant à avancer d'un pas qui se veut ferme, pas question de perdre plus de temps.
La tête me tourne, je marche dans le soleil, ce qui ne m'empeche pas de grelotter. Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part...
Un instant, alors que je prend appui sur un mur au blanc cassé, sentant que je perd l'équilibre, je ne suis plus qu'un nuage de fumée.
Voilà quelques jours qu'il me semble que rien ne peut avoir d'impact sur moi, je survole la foule, sans mot dire, le regard en voyage.
La lumière pleut sur le boulevard apaisé, les voitures sont en veilleuses.
Je m'imagine des falaises qui s'étendraient à mes pieds, le vent s'engouffrant sous mes vétement, un ciel bleu pale, délavé, comme les jours de neige s'étirant jusqu'au plus loin où peuvent porter mes yeux, là où continue mon imagination.
C'est ça, cette curieuse impression d'avoir le vertige. Je me sens si frele...
J'ai besoin d'une épaule sur laquelle me reposer.
J'ôte mes bijous un à un. Je jette un regard laconique sur la ville à son heure d'ombre où elle devient étrangere, alors que le soleil a déja disparu derriere la montagne et que les lumieres ne sont pas encore allumées. Lymphatique, je tend le bras pour atteindre la poignée de la fenêtre et laisser la nuit duveuteuse, lénifiée, fraiche, envahir la piece et me retenir, me porter, s'enrouler autour de mon corp et s'ensinuer en moi. J'entend encore mon coeur battre dans ma tête.
Sans raison apparente, me revient en tête le mythe dans laquelle Chronos mange ses cinq fils après avoir tranché symboliquement le sexe de son père à la foscille.
Rejoins moi au virage...
(touche musicale : l'eau du Gange : Valérie Leulliot)
(touche littéraire : tête nue : Isabelle Rossignol)
Lucile, lacunaire, l'ombre du contre-jour.
Comment puis-je être si fébrile? Je tien à peine sur mes jambes... Quesqu'y peut bien pomper ainsi mon énergie, physique tout au moins?
Je continue pourtant à avancer d'un pas qui se veut ferme, pas question de perdre plus de temps.
La tête me tourne, je marche dans le soleil, ce qui ne m'empeche pas de grelotter. Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part...
Un instant, alors que je prend appui sur un mur au blanc cassé, sentant que je perd l'équilibre, je ne suis plus qu'un nuage de fumée.
Voilà quelques jours qu'il me semble que rien ne peut avoir d'impact sur moi, je survole la foule, sans mot dire, le regard en voyage.
La lumière pleut sur le boulevard apaisé, les voitures sont en veilleuses.
Je m'imagine des falaises qui s'étendraient à mes pieds, le vent s'engouffrant sous mes vétement, un ciel bleu pale, délavé, comme les jours de neige s'étirant jusqu'au plus loin où peuvent porter mes yeux, là où continue mon imagination.
C'est ça, cette curieuse impression d'avoir le vertige. Je me sens si frele...
J'ai besoin d'une épaule sur laquelle me reposer.
J'ôte mes bijous un à un. Je jette un regard laconique sur la ville à son heure d'ombre où elle devient étrangere, alors que le soleil a déja disparu derriere la montagne et que les lumieres ne sont pas encore allumées. Lymphatique, je tend le bras pour atteindre la poignée de la fenêtre et laisser la nuit duveuteuse, lénifiée, fraiche, envahir la piece et me retenir, me porter, s'enrouler autour de mon corp et s'ensinuer en moi. J'entend encore mon coeur battre dans ma tête.
Sans raison apparente, me revient en tête le mythe dans laquelle Chronos mange ses cinq fils après avoir tranché symboliquement le sexe de son père à la foscille.
Rejoins moi au virage...
(touche musicale : l'eau du Gange : Valérie Leulliot)
(touche littéraire : tête nue : Isabelle Rossignol)
Lucile, lacunaire, l'ombre du contre-jour.




